Archive de Tag pour ‘Andy Vérol’.

 

Je me suis rappelé cet article de Norman Mailer consacré au débarquement de l’Homme sur la Lune, je crois que c’était dans le magazine Life, j’avais été vraiment désolé pour lui, puis j’avais pensé au pognon qu’il s’était fait en échange et je m’étais dit, bon, ça paie la bouffe et le loyer, il passe à la pointeuse comme tout le monde. La rumeur voulait qu’il ait touché un million de dollars. J’avais plus de chance que Mailer : j’écrivais sans avoir reçu la moindre avance ou promesse de publication. Si je me plantais, personne n’en souffrirait. C’est ainsi que les choses se sont toujours passées pour moi, ça garde mon direct du gauche incisif et mon crochet du droit dévastateur. (page 182 de Shakespeare N’a Jamais Fait Ça – 13e note éditions, 2012)

 

Aujourd’hui, je vous livre l’une des pierres angulaires de ma cinéphilie, L’Ami de Mon Amie. Rohmer est bien le seul réalisateur pour lequel je me suis cogné, à l’époque, des aller-retour quotidiens sur la ligne A du RER – Cergy, changement Châtelet-Les Halles, direction Denfert Rochereau – pour m’enfiler l’intégralité de ses films, j’exagère un peu, ma mémoire commence à me jouer des tours, c’était peut-être juste l’intégralité des Contes Moraux ou des Comédies et Proverbes.

Parce que c’est le premier que j’ai vu, parce qu’il se déroule à Cergy, pour son “c’est un peu comme un village ici” et pour d’autres raisons personnelles, L’Ami de Mon Amie est mon Rohmer favori et, s’il fallait n’en voir qu’un seul dans sa vie, on ne vous conseillerait sûrement pas celui-ci, une raison suffisante pour que vous le regardiez !

 

 

(Un post dédié à Vérol et aux poètes du collectif 1274)

 

Depuis quand des élus font l’Histoire et, à l’instar des dictatures qui interdisent à chacun de donner son opinion, cette République clientéliste baffe la liberté d’expression et tabasse des citoyens pour choper les voies des autres… Ne pas se tromper. Les élus de la “République”, qui ont outrageusement bafoué le sacro-saint principe de la connaissance, ont décidé que l’Histoire avait ses zones indiscutables: déportation, esclavage, Arménie, etc. Les Historiens seront donc officiels ou des illégaux qui seront mis en taule pour une année si leur analyse, leurs recherches, et même leurs opinions ne sont pas autorisées par la loi. Pourquoi ces fluffies du PS ont voté une telle loi? Pourquoi Sarkozy, à la manoeuvre et son UMP, ont initié une loi qui interdit l’opinion?… Car nier un fait d’Histoire n’a que deux raisons: l’ignorance ou la connaissance, mais dans les deux cas, l’opinion, le regard et la pensée de celui qui affirme n’appartient qu’à lui. Pourquoi ne pas construire des lois qui interdisent de dire que ce qui suit sont des génocides? La disparition des Mayas, des Incas, l’esclavage des noirs durant des siècles, le massacre sous torture (contre tous les principes de la convention de Genève) d’indépendantistes d’Algérie, la prolifération de l’amiante, le sang contaminé, la vente légale du tabac, le management par la précarisation du travail, le shoot de civils innocents en Afghanistan et en Irak, la politique de destruction du FMI et la vache folle? L’Histoire en répondra, et ces lois iront se faire perforer par de nouvelles lois et dictatures… Je ne nie pas le génocide arménien, pas plus que celui des juifs, des esclaves… mais ce sont les Historiens qui me l’ont appris, pas une bande de rats payés gras pour faire carrière dans la politique… Je me présenterai en 2017, et je ferai une loi qui foutra en taule toute personne qui affirme que nous vivons encore en démocratie où la liberté d’expression est la seule loi… A moins que je ne sois qu’un pauvre naïf? Allez me foutre un an en taule, élus de pacotilles… Et ceux qui ont voté contre? Ils finiront à la Santé?

Andy Vérol

“Ton année 2011 en 1 disque, 1 livre ou 1 film et le pourquoi de ce choix en quelques mots ?”

Je n’en voulais qu’un seul parmi les trois, c’est pas faute d’avoir insisté, mais ils n’en ont fait qu’à leur tête, à l’avenir il faudra que je me montre bien plus ferme, j’en suis incapable, bref… merci encore à tous d’avoir joué le jeu, selon vos propres règles.

Voici les réponses :

Leyland Kirby

Wenzel

 

Joseph Ghosn :

  • 1 label : Blackest Ever Black

“Parce qu’en 2011, j’ai couru après les disques de ce label comme si j’étais encore en 1991, que j’y écoute les deux groupes les plus importants à mon sens des années à venir, Raime et Tropic of Cancer (en gros, les Autechre et My Bloody Valentine des 20 prochaines années) et que voir Tropic of Cancer sur scène deux soirs de suite m’a littéralement retourné, changé, remis en selle aussi. Ce label sort des vinyles, a un blog génial, et tout cela raconte aussi une histoire cohérente – c’est du storytelling en plus d’être de la musique (et pour cela, on peut aussi regarder du côté de Leyland Kirby et Jürgen Müller, qui ont su en 2011 raconter des histoires en se réappropriant le passé) et ça le rend à la fois essentiel, sympathique, contemporain (et légèrement goth, mais ça c’est une autre affaire). Dans le même genre, j’aurais pu aussi bien citer la série de vinyles collaboratifs Frkws du label RVNG – une autre manière de faire de la musique en 2011/2012, en associant les genres, les gens et en faisant de beaux disques, qui se regardent, s’écoutent, se laissent désirer, longtemps.”

 

Sebastian Arthur Hau (de la librairie du Bal)

  • 2 films :

- Made in Britain, Alan Clarke

“Recommended by Olivier Cablat this is by far the most uncompromising film I’ve seen this year. Tim Roth plays the young man with fervor and justice, fever and tenderness. The words he uses in his shout for freedom and his arguments may be wrong, but he does make us suffer with him.”

-The Exiles, Kent MacKenzie

“It’s hard to distinguish in this film between cinema verité and documentary. Based on transcripts that were made with the main characters, a group of native american indians living in Los Angeles a story happening in 12 hours is told. But the main protagonist are the streets of Bunker Hill, a now extinct part of the City, which the film transcribes into the most interesting scenes.”

  • 1 livre : Juvenile, Osamu Wataya (Rathole Gallery, 2010)

“The young ukrainians portrayed display all the proudness of young gods undisturbed by guilt. As if these were images from the Lords of the Flies, before the downfall. All the images in the book seem to have been taken in the course of one or two days, alongside a river in summer, but then Wataya (who was the director of Hysteric Glamour and is now director of Rathole) is a far too great editor to let us look into his secret.”

 

Alex Terror  (de Blog of Terror) :

  •  1 film : Dharma Guns, F.J. Ossang

“Meta-fiction contemplative et ludique ou Cocteau sous amphèt’ remakant La 4ème Dimension.”

 

Odot Lamm (de Chronic’art et d’ailleurs):

  • 1 livre : Estonia: A Ramble Through the Periphery, Alexander Theroux (Fantagraphics Books, 2011)


“Alexander Theroux est l’un de mes auteurs préférés, toutes littératures, tous pays, toutes époques confondues. Sorte de croisement inouï entre les grands érudits britanniques (Burton, Browne), les pré-modernistes truculents (Ronald Firbank, Baron Corvo), ses collègues de chaire postmodernistes (Guy Davenport, Gass et Pynchon) et bien sûr Borgès et Melville, il illustre exactement ce que Barthes entendait, je crois, par “paradis lisible”. C’est le maximaliste ultime, un collectionneur insatiable de mots rares qui concentre et emmêle tous les paradoxes de la modernité et de la postmodernité dans une oeuvre qui fait mine de ne regarder que vers le passé. Un certain Proust a bien sûr tissé quelque chose de similaire avec cette singularité. Proustophile obsessionnel, érudit de la Bible du roi Jacques (il fut séminariste dans sa jeunesse), Alexander Theroux a écrit plusieurs grands livres qui “épuisent les superlatifs” dont au moins un chef d’oeuvre historique et incontestable, Darconville’s Cat en 1981. Mais l’histoire de la littérature a ses voies inexplicables, et ses petits frères Paul et Peter, pourtant auteurs de livres médiocres, se trouvent bien plus facilement en librairie que lui: Darconville’s Cat n’a jamais été republié, et l’immense, monstrueux Laura Warholic, “le Moby Dick de la misanthropie” (http://www.fricfracclub.com/spip/spip.php?article343) a été publié en dernier recours par Fantagraphics, éditeur bien connus de comics alternatifs.  Estonia, que publie également Fantagraphics, n’est pas un roman; c’est un livre de voyages, dans la lignée évidente du Voyage Sentimental de Sterne. L’Estonie est moins son sujet que son prétexte, ou la flamme qui a embrasé sa mèche: Theroux s’est trouvé habiter dans le petit état balte en y suivant sa femme, récipiendaire “bienheureuse” d’une bourse Fulbright, et écrit au moins autant sur le pays, sa culture et ses habitants que sur lui-même. “I daresay my Estonia is as much about me and my crochets as it is about anything else“. Point d’entrée magique précisée dans le tout dernier chapitre, l’Estonie est un pays très essentiellement “elliptique” et c’est en soulevant autant de pierres qu’il a pu trouver que Theroux a opéré son paradoxal détour en lui-même. Au premier plan, donc, Estonia est une petite encyclopédie démente et immensément détaillée sur le petit pays, pleine de faits, de légendes et de funny facts sur son histoire, sa langue, ses moeurs, sa nourriture, ses bars, ses habitants, ses expats, ses bars et ses librairies; au deuxième, les tours d’esprit si singuliers de Theroux (avalanches de citations plus ou moins incongrues, d’élucubrations, digressions et songeries tumorales), déforment bien sûr les faits compilés dans des proportions endémiques jusqu’à submerger le sujet sous la focale et faire ployer la colonne vertébrale du livre. Le sous-titre, “A Ramble Through The Periphery”, évoque autant les circonvolutions de Theroux dans ce petit état de la marge que dans le monde de sa littérature. C’est le livre le plus drôle et le plus intelligent que j’ai lu en 2011. C’est un modèle absolu de littérature, hardi jusqu’à la démence, dont l’audace est une revendication, une protestation, un manifeste de tous les instants. Je recopie pour finir ces propos de l’auteur, extraits d’un entretien avec Steven Moore dans les années 80, parce qu’ils disent mieux que je ne pourrais le faire le genre de modèle dont on parle : ‎I put the writers of bumphable, ready-to-wear prose, calculated to sell, guaranteed not to shock, in the same category as artists who can’t draw. There is a lack of bravery and a lot of fraud in them. I have never tried to write a book that didn’t attempt something new in the way of narrative technique. Writing is an assault on cliché.”

 

Laurence Vecten (de One year of books) :

  • 1 disque : Apocalypse, Bill Callahan (Drag City, 2011)

“Même si ça n’est pas mon album préféré de Bill Callahan, Smog inclus, c’est celui que j’ai le plus écouté cette année. De toute façon dans mon iphone il n’y pas grand chose d’autre.”

“Avant cette année, je n’avais pas remarqué la puissance photogénique des tuyaux d’arrosage. Pas aussi puissant que la neige, mais quand même.”

 

Andy Vérol :

  • 1 livre : Le Prince du Coeur, Jean-Louis Costes (Les Requins Marteaux, 2010)

“Quand le Pasolini des basses fosses se lance dans la littérature, ça donne du costaud. Quand il se lance dans la BD, c’est juste la chose la plus pudique, trash et émouvante qui soit. Le bonhomme m’a plié avec ce petit livre coloré livré par des Requins Marteaux qui ont besoin qu’on soutienne leurs choix courageux, à l’heure du mièvre, du sexuellement correct et de la sensiblerie nauséeuse qui euthanasie un pays moridond. Je prédis que Costes restera dans les mémoires, à l’instar des pyramides égyptiennes, des gladiateurs et des tribus cannibales…”

  • 1 track : Mouthful, DJ Zinc (Bingo Beats, 2010)

“J’avais une tête des années 70 dans les années 90. J’ai maintenant une tête des années 90… Dj Zinc, c’est un peu ça. De la zic électro de 1996 en 2011, de la tek où on dit plutôt Boloss, Smoothie, 2.0, c’est dare, plutôt que c’est cool, meuf, bring the noise ou synthé, mais c’est pourtant la même chose, ça pulse les rouflaquettes, ça dandine la croupe et ça fleure bon la boudine de pucelle… Bref Dj Zinc, c’est du Dancefloor nerveux intergénérationnel !”

  • 1 film : Little Odessa, James Gray

“Je reconduis mon choix filmeux comme chaque année avec du Tim Roth de haut vol, une réalisation qui tordrait n’importe quelle brute au point d’en faire une chochotte chialeuse… Dans ce film, tout y est. Il résume à lui seul un quart de siècle de chute occidentale.”

 

Guy Mercier (de Bruit Direct et Le R*ck est m*rt)

  • 1 disque : Glands of External Secretion, Reverse Atheism (Bufms, 2011)

“Quand j’ai reçu l’invitation à écrire ce truc j’ai tout de suite pensé à ce disque, je l’avais reçu 2 semaines auparavant et je n’écoutais plus que ça et puis après j’ai reçu le maxi Four Corners de Devin Gary & Ross et je me suis dit wow trop bien ce disque, ensuite voilà le nouveau Graham Lambkin  Amateur Doubles qu’il me faudra plusieurs années à comprendre pourquoi il me plait et là aujourd’hui j’ai reçu le nouveau Pheromoans Darby Joan and Fosters et wow ça c’est aussi du 2011, hein ? sans parler de mes propres disques (la ligne claire, atelier méditerranée) mais ils sont sortis il y a plus de 15 jours, c’est vrai”

  • 1 film : Die Fälschung, Volker Schlondorff

“A une époque je m’identifiais très fort à Bruno Ganz quand j’arrivais en RER A à la Défense et que je prenais l’escalator. Puis il y a eu beaucoup trop de monde et puis j’étais tous les jours à La Défense, tous les jours en RER A. Maintenant, le monde entier s’est identifié au journalisme présenté par ce faussaire, c’est un autre film, qui écrit ses articles dans le meilleur hôtel de la ville en discutant avec ses collègues. Là où se trouve la nouveauté c’est que nous aussi on est planqués ailleurs et on ne lit plus le journalisme que comme une fiction propagandiste. Nous sommes séparés de tout et de tous. Sinon je suis sûr que quand je verrais le Bruno Dumont ce sera le film de 2011. Probablement en 2012, maintenant..”

  •  1 livre : The Punisher #3, Rucka, Checchetto & Hollingsworth  (Marvel, 2011)

“Non, en fait la série The Punisher est sans intérêt et je me suis arrété au numéro 3, non c’est beaucoup moins bien que par exemple Frankenstein, agent of s.h.a.d.e. (DC), mais dans ce numéro il y a une petite histoire intitulée Periphery écrite par Kevin Smith et dessins de John Romita Jr., une histoire sans paroles que j’ai bien lu 3 ou 4 fois de suite tellement c’était beau, simple, naïf. Je vous raconte l’histoire, famille américaine lambda ils vivent dans la banlieue de New-York, se lèvent tous en même temps et vaquent à leur affaires et s’engueulent parce qu’ils sont préssés et c’est la vie, ils vont à l’école au bureau et puis tac il y a le WTC qui est en feu et toute la famille panique car le père travaille là et ils rentrent à la maison dans l’angoisse et puis le père arrive, il est pas mort alors ils s’embrassent tous devant la télé du WTC en flammes. Ou alors ce texte de Julien Coupat dans le Monde http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/05/25/julien-coupat-la-prolongation-de-ma-detention-est-une-petite-vengeance_1197456_3224.html C’est de 2009 ? oh, je ne lis plus que des Comics.”

 

Kira Perov :

  • 3 livres :

- Exploration, Yuichi Yokoyama (Editions Matière, 2011)

“Hallucinant, psychédélique, expérimental, Hypnagogique, Andrei Tarkovski, onomatopée. Petit conseil de lecture : à déguster avec un bon Cabernet cuvée Expo ’70.”

- Sublife #1 & 2, John Pham (Editions Cambourakis, 2009/2011)

“Banalité, science-fiction, simplicité, détail, Chris Ware, couverture sublime. Petit conseil de lecture : à lire en silence par temps de pluie.

- Le livre de l’intranquilité, Fernando Pessoa (Christian Bourgeois Editeur, 2011)

“Textes épars, journal intime, philosophie, ‘art de vivre’, solitude. Petit conseil de lecture : aucun.”

  • 1 film : Habemus Papam de Nanni Moretti

“Justesse, humour, religion, psychologie, Nanni Moretti, Michel Piccoli.”

  • 1 disque : Replica, Oneohtrix Point Never (Mexican Summer, 2011)

“Minimalisme/Pop, rétro-futurisme, Gyro Gearloose, atmosphères, loops, recherche sonore & rythmique, Juno, rugosité. Petit conseil d’écoute : en plein midi d’hiver, seul, nu et au bord de la mer.”

 

Francky 01 (de musicketcultures) :

  • 1 disque :  Happy Soup, Baxter Dury (EMI, 2011)

“Pourquoi ce choix ? Parce que :

  1. La discographie de Baxter Dury est parfaite, 3 albums – 3 chef d’œuvres.
  2. Il est de retour au top après 6 ans d’absence et d’errance sans label.
  3. Parce que Happy Soup est LE  disque Pop de l’année et celui que j’ai le plus écouté.”
  • 1 bd : Aâma, Frederik Peeters (Gallimard, 2011)

“Pourquoi ce choix ? Parce que :

  1. Frederik Peeters est un des meilleurs auteurs contemporains de bande dessinée.
  2. Aâma est le début d’une nouvelle saga qui s’annonce palpitante et originale.
  3. Son dessin, ses couleurs, sa mise en scène ainsi que ces histoires sont toujours exceptionnels.”
  • 1 film : Poupoupidou, Gérald Hustache-Mathieu

“Pourquoi ce choix ? Parce que :

  1. Cette neige, ce bled paumé et ces habitants rappellent un Fargo, made in France.
  2. Poupoupidou commence comme un film de genre (polar) pour, petit à petit partir « ailleurs » en entrainant avec lui le spectateur, vers une espèce de polar atmosphérique.
  3. Parce que Sophie Quinton est sublime, Laura Palmer en terres jurassiennes”

 

(Déconseillé aux pucelles !)

On l’entend grogner depuis 1981, depuis que la peine de mort a été abolie. On les entend, petites âmes fragiles sujettes à la soumission aux connes nouvelles des JT de 20 heures, aux Unes des journaux torchons… On ne les voit pas, on ne les entend qu’à peine (de mort?) sur des forums internet, dans les couloirs et les soirées sales arrosées à la musique souparde… Les petites âmes fragiles, l’intelligence dans le slip qui relaient sans honte le rétablissement de la peine capitale pour les violeurs d’enfants… On les sent ces “ceux-là” qu’on abreuve de faits divers pour mieux leur vendre le viol économique. Ils craignent ce jour où un vicelard sodomisera leur gosse dans un bois, ils flippent… On ne leur rappelle jamais que plus de 80% des actes pédophiles sont aussi des viols incestueux, bien au chaud, dans la famille. Tonton, le rigolard sympa qui fait marrer tout le monde à Noël est aussi celui qui viole sa nièce, sa fille, son fils depuis ses 2 ans… On ne le jugera quasiment jamais tonton, parce que la petite, le petit, sait qu’il est aimé, qu’il est le plus sympa. Si un jour, on avait le toupet de porter plainte contre lui, son père, sa mère, le/la traiteraient de salope. “Tonton? Mais t’es pas bien dans ta tête! T’es cinglé!”… C’est ça la pédophilie, à plus de 80%. Du pas dit, du jamais porté devant un juge… Bref, ceux qui réclament la peine de mort pour les pédophiles, dont on parle, ces salauds de récidivistes libérés par des juges rouges, selon les dires de Sarko et sa clique de putes à système, sont aussi des gros cons… Des petites âmes, dénuées d’intelligence, des crétins capables de déléguer à l’état, le droit de tuer les “salauds” à leur place… Ces petites âmes vulgaires, ces petites choses friables, crédules et petits bras armés des rois de la chienlit (c’est à dire ceux qui prônent l’ordre depuis des siècles et ne savent que foutre le bordel, le sang et l’humiliation sur toute vie), veulent la peine de mort… Alors qu’on leur donne, qu’ils tuent, qu’ils massacrent, qu’ils exterminent tout ce qu’ils considèrent comme des salauds… En retour, je réclame le même droit, pour les tuer, eux, et les faire disparaître avec leur sempiternelle intelligence de babouins….

Petit message à papa anti-pédo qui veut pas qu’un salaud fasse pas de mal à sa fifille:

“Ta fille sera autrement plus détruite par le marketing et le capitalisme qu’un pédophile. Ta fille deviendra une salope écervelée baisée dans tous les coins, ou une esclave de la rétractation mentale… Ta fille a une “chance” sur 64 millions de croiser un pédophile… En revanche, elle a 90% de chance de finir dans un univers de vice dégueulasse… A 11 ans, premier film porno, à 13 ans, première soirée skin en cachette et fellations à gogo imbibée d’alcool. Ta fille risque plus de devenir une chienne à baise (et donc violée par des garçons de son âge) qu’une victime d’un de ces quelques 10 000 pédophiles répertoriés sur une décennie…”

Andy Vérol

 

Avertissement à François Hollande, aux indignés et leurs sbires :

 

Majesté de sa chute de reins… Elle le sait, elle en joue, je ne l’empalerai pas… Elle le sait, elle revient de loin, ce n’est ni un frigo ni des vacances à la mer qui la contenteront. Pour elle, l’accession au pouvoir nécessite l’usage de tous les procédés, y compris les plus infâmants. Des couloirs étroits et voûtés, qui vous râpent les épaules et vous forcent à vous courber… L’odeur du sang séché partage la vedette avec celle de la pierre humide… La tare de ces gens est de n’avoir jamais su dire non à un patron, un maître, un conjoint ou pire, à leurs gosses… J’apprécie le tic-tac de mon énorme horloge et pense qu’il va falloir que je refasse mon vernis des pieds… “Cut me like a knife”, ça braille dehors, un petit groupe d’excités tente de faire pression, sans comprendre qu’ils paieront la facture qu’ils nous ont poussés à créer par délégation de pouvoir. Ils voulaient une santé gratuite? Nous allons les saigner pour ce caprice de citoyens pré pubères… il ne sert à rien d’expliquer aux gosses gâtés qu’ils vont en chier à l’âge adulte… Ces citoyens issus des Trente glorieuses s’étaient plus à bouffer un plan Marshall, des dettes, des infrastructures routières, commerciales sur le compte de la famine et la souffrance des autres… A présent, ils jouent aux indignés parce qu’ils savent que leur chute est inexorable… Citoyen-consommateur, rien ne sert d’hurler, je t’empalerai quand même… hélas, et surtout, il est râleur comme le gosse à qui on dit de cesser de sucer sa glace devant un autre gosse qui fait la manche… c’est précisément ce que ces gens qui manifestent dans les capitales occidentales ne comprennent pas… Il n’y a d’indignés que ces gens qui se sont pris les pieds dans le tapis de la consommation et du tout, tout de suite… Une connexion internet, des ordinateurs, des médias à gogo, des autoroutes du soleil, des assurances chômage, maladie, retraite, appart’ et bagnole… L’eau courante, la clim’ en été, le chauffage en hiver, des allocations familiales, des ramassages de poubelles, du tri « sélectif », des quartiers « populaires » grillagés,  à l’écart, des ogives nucléaires, des légionnaires surentrainés, une industrie de l’armement, une agriculture intensive, des supermarchés « sur-achats-landés », des parkings, des hôtels, des campings, des restaurants 3*, des ONG, des dons « bonne consciences », des maisons de retraite, des hôpitaux psychiatriques et un Samu social, pour jeter la misère, la maladie, la folie, le grabataire hors de la vue. La télé s’en charge, reportages sur les minables, les crimes ponctués de pubs et d’émissions sur les recettes de cuisine… Tout est organisé pour que des enfants gâtés ne comprennent pas que la misère n’est pas celle qui naît chez eux, mais bien celle qui a toujours eu lieu ailleurs… Pas de culpabilisation de ma part non, je les empalerai à la fin de l’orgie… Je laisse à mes concurrents le soin de les endormir avec leurs balivernes : « Défendre le pouvoir d’achat », « les primo propriétaires sont dans la mouise », « les surendettés n’en peuvent plus ». Je les empalerai aussi, mon administration les couvrira de honte lorsqu’ils feront la queue pour deux carottes et un os à moelle, lorsqu’ils supplieront de leur rendre leur gloire passée… Mes pseudo-adversaires leur promettront tout pour prendre ma place… Mais je me réincarnerai en eux, le jour venu, et les empalerai par surprise. Je serai le candidat vert, ou le candidat rose. Ils choisiront la couleur de leur Dracula, avant que je ne les endorme un peu à coups d’ultimes dettes, d’ultimes promesses, de vains songes, de « rêves » comme dit le gros riche qui bouffe gras à tous les râteliers… Endoloris par le ronron des chansons douces que leur chantait leur maman-état, je les inviterai au banquet final… Un espace bien achalandé qui leur fera pousser un « ouf » de soulagement. Groggys par des embauches de flics et de profs, anesthésiés par mes pseudo-conférences citoyennes, je les enivrai avec l’ivraie que je leur aurai servie, ils iront de bon cœur dans la grande cour de mon château, ce grand stade à la pelouse fraichement tondue,  ils iront, seuls (Sans qu’il est besoin d’user de matraques et de bombes lacrymogène, encore moins de Phamas), s’empaler sur les pieux de bois que j’aurai taillé avec amour… Ils roulent des mécaniques dans l’isoloir, dans la rue, dans les médias… Je rirai à leurs dépens, de voir leurs anus transformées en urnes apocalyptiques.

 

Andy Vérol

 

Les indignés me dégoûtent, tout comme les hippies, les altermondialistes, des pétochards en dread locks imbibés de shit et de reggae qui hurlent au crime à chaque seconde, quand les flics d’assaut font leur travail. Ceux qui changent le monde ne squattent pas des places aux noms évocateurs (de la Liberté, de la Citoyenneté, de la République) et ne roupillent pas dans des tentes Quechua avec des odeurs de pieds, de mauvaise haleine, de zozos de classe moyenne révoltés contre papa-maman, de déjà entendu et d’utopie Christianno-pseudo-anarchiste… L’Histoire ne change qu’avec ceux qu’on appelle des terroristes, ceux qui répondent à la violence par la violence, ceux qui savent que le choix d’un nouveau monde, c’est avant tout d’accepter les dictateurs de son camp qui agiront contre ceux contre lesquels on se battait.

Je répète. Le monde des hommes est fait des ruines des régimes qui se sont engrossés jusqu’à devenir vulnérables… Les Indignés n’ont aucun rapport avec le livre de Hessel. Il se refuse d’ailleurs à être récupéré par ces imposteurs. Moi je n’aime ni Hessel (diplomate, certes déporté, d’une République de pourris) ni les indignés… J’aime Al Qaïda, en tant qu’Historien, parce c’est ça le « changer le monde »… Les espagnols, les italiens, les français qui se pavanent dans le merdique du « tout le monde doit s’aimer et nous devons changer le monde pour plus d’égalité », c’est la même mouise que les 68 qui entraient dans la vie avec angoisse, pour finir aux commandes d’un troupeau de chèvres dans le Larzac ou d’un troupeau de merdiques au PS.

L’Histoire s’écrit avec le sang et la lutte d’un camp contre un autre et finit toujours dans la baston, la mort ou/et la zonzon…

Ces indignés sont l’imposture shootée d’un occident inculte qui ne connaît ni les leçons de l’Histoire, ni les genoux brouillés de ceux qui ont dû avancer « révérence » devant les maîtres du pouvoir… Ne me parlez pas de courage avec ces paumés-là, ils ne sont pas les indignés, ils sont les INUTILES, les éternels zombies de la politique.

 

Andy Vérol

N’allons pas trop vite. Ce jour, le préféré des “français qui répondent aux sondages”, directeur mon général du FMI, a été arrêté, après avoir tenté de pécho une femme de chambre, selon les dires des journalistes crédibles de BFM, I-Télé, Le Parisien, TF1, France 2, et Jean Passe… La police de Harlem est sur le qui-vive, les experts de New York sont sur le coup, des gros pères un peu grassouillets qui se font une joie de faire, comme on dit dans la plus belle démocratie juste du monde, leur JOB. Quoiqu’il en soit, celui qui devait se présenter comme THE socialist OF The World Of The France de Sarcelles, fut la fierté de tout un pays durant quelques années: il a ainsi, via le IMF (FMI en améouicane), imposé la suppression des services publics de la Grêce, du Portugal, de l’Islande et de l’Irlande. Un homme de gauche qui a su défendre les plus misérables, donc, contre les enculés de riches qui remplissent les caisses d’une organisation qui a mis à genoux des connards du Tiers-Monde depuis un demi-siècle.

Je décide d’être donc solidaire avec un grand homme qui, innocent ou coupable, victime d’un complot (Robert Hue aurait pété son Livret A pour payer cette pute de femme de chambre sarko-poutinienne), ou pas, qui va manquer à la France par son oeuvre de défenseur irréductible du peuple. Sous Jospin, pour exemple, ministre éminent, il s’opposa aux 35 heures et aux emplois jeunes, et défendait l’idée d’une baisse des impôts et des effectifs étatiques… Un vrai socialiste moderne, un blairiste, un réaliste génial donc… Le peuple de gauche (enfin les trentenaires et quadras salariés et stressés par le FN, le réchauffement climatique et les programmes débiles de la télé, de l’homophobie, des droits des femmes bafoués, des légumes bios et des Vélib’ vandalisés, avé la p’tite famille, qui ont rangé leurs Bérus aux oubliettes) se sent mal, flippant d’une réélection de Sarko, ou pire de la Marine (et ses gars de la Mariiiineee!)… Pas grave pour eux, y’a Hollande, ça leur rappelera quand ils fumaient du shit au lycée et qu’ils disaient que jamais, Ô grand jamais, ils ne deviendraient les nouveaux beaufs…

Au final, DSK mérite notre soutien, ne serait-ce que parce qu’on est réputés être les plus gros baiseurs du monde, juste grâce à notre sex-appeal de mangeurs de cuisses de grenouilles… de Sofitel…

Andy Vérol

P.S.: aux dernières nouvelles, Ségolène Princière, euh…, Royal, aurait changé de coiffure pour séduire un chauffeur de taxi de force…

ODB to DSK :

Et comme DSK (L’GANGSTA des fans di biatches! ), est incarcéré à Harlem, non loin de Brooklyn, hommage au tiécar!

Ca va , 15 ans après, j’assume ces playlists !

Le petit jeu sera de retrouver sous quel pseudo je me cache (pour ceux qui ne le connaissent pas évidemment !).

Le fanzine s’appelait Interlope, il coûtait 12 francs – ah ! quand même ! -, on a pas dû en vendre beaucoup !

PS : Et ouais, p’tain, c’est bien l’écriture de Vérol ! En lala !!! Vous en connaissez beaucoup capable de vous coller IAM et Premature Ejaculation dans la même playlist ?

Le rap contestataire actuel se contenterait-il de contester les contestataires? Bien sûr il existe des killers du genre comme la Rumeur, Anphalshe, Casey, etc.. qui n’auraient rien eu à redire à mon billet d’humeur d’hier concernant la radio Skyrock et son barouf bidon concernant le limogeage de son boss fondateur… Lepost en a décidé autrement. Je publie donc ce billet sur cette plateforme d’”info” et une heure plus tard, il était mis en Une (par un journaliste conscient qu’il faut parfois rétablir la balance sur cette supercherie médiatico-commerciale)… Durant 24 heures, plus de 44 000 personnes sont venues lire la “chose vérolée” et des dizaines de commentaires plus tard, Lepost supprimait purement et simplement l’article, sans justification… Mais mon expérience de la “libre-expression” sur le réseau mondialeux me fait dire, sans aucune chance de me tromper, que des plaintes (et pas qu’une), venues de partout (des “gentlemen” de Skyrock sans nul doute, des fans de cette antenne, des “rapeux” revêches plus à même de critiquer comme des clones de leurs prédécesseurs que d’utiliser l’auto-critique et un regard lucide sur la dérive connasse de d’un genre qui se posait justement anti-censure)… avaient signé le glas de mon texte.

Je ne tenais pas particulièrement à ce billet, mais il prend de l’importance au regard de cette censure pathétique et révélatrice (une fois encore) de la tendance lourde de la dénonciation anonyme sur Internet plutôt qu’une réelle capacité de droit de réponse… J’aurais aimé entendre les contradicteurs, qu’ils m’expliquent de façon grossière ou argumentée, pourquoi mon texte n’était pas recevable. Mais la contradiction n’a pas lieu d’être sur Lepost. Il paraît évident que les pressions sont grandes sur ce type de médias fourre-tout qui tente l’impertinence, l’info crédible, l’info people et l’info poubelle confondues… Difficile exercice donc de mettre du Vérol en Une, lorsque le propos y est direct et acceptable (au-delà du style délibérément ordurier, histoire de faire honneur à ceux du Rap que j’ai adoré et adore encore qui n’ont jamais hésité à appeler un chat un chat, casqué ou non).

ça n’est pas la première fois que je vis une telle censure, mais elle est salvatrice… La réalité de la liberté ne vaut que si l’on en force les limites. Je laisse donc Skyrock et sa programmation vulgaire et réductrices, je laisse aussi Lepost à ses billets d’humeur sur le sujet qui ne consistent plus, après la suppression de mon texte, qu’à dire: “Pourquoi je soutiens Skyrock”.

“La mentable”.

Andy Vérol

Le monde des médias français s’émeut pour une révolution de crétins, une bande d’abrutis qui, depuis plus d’une décennie, a littéralement fait du rap un genre vulgaire, un style merdique… En s’accaparant le Hip Hop, Skyrock en fit un fond de commerce, diffusant majoritairement des moins que rien artistiques, des copieurs-colleurs-videurs… Désormais, les mecs de cité bavent des textes sans fond, des mises en scène vulgos, et une idéologie du capitalisme de quartier. Rares sont ceux qui, aujourd’hui, produisent de la bombe (baby)… Musicalement, la plupart des rapeux se suffit des boucles archi-entendues… Les textes sont creux, attachés à rabâcher sans cesse les mêmes litanies: la cité, les keufs, les gangsters, les meufs/ton/cul, la maille, et si-j’ai-une-grosse-bagnole-je-suis-un-boss. Tout ça n’est évidemment qu’une histoire de thunes, de niche commerciale et d’incompétences… On peut remercier cette radio pour avoir vider l’oeuf de son blanc et de son jaune… Depuis le virage pris par cette antenne dans les années 90, les véritables créateurs, cracheurs, existent ailleurs… Dans les rues, le RER, des lascars d’opérette écoutent des tracks à chier avec leurs portables. Véritables geeks d’HLM, ils miment leurs ainés… Le rap est partout, dans les morceaux variétoches, les mollards R&B, les émissions grand public… Les fils à papa, les couillons de classe moyenne, les darons salariés écoutent cette chiotte. A l’instar du punk, le hip hop est devenu une norme, le genre d’une majorité qui n’a rien à dire, râleuse, et prétendument contre le système… Quand on entend ces minables squattant les locaux de la radio commerciale, Skyrock, on ne peut dire qu’une seule chose: vos gueules les Johnny du Rap, les Green Day du hip hop, les rois du shopping de la rébellion…

Andy Vérol

 

O’Sullivan, Cergy, le pub des losers

Univers de la lose… Un pub à Cergy-Pontoise, ville connasse, satellite pathétique de Paname… Où je crèche… LEs seuls intellectuels de ce patelin misérable, laid, peuplé d’ovins trimeux et de bovins racailleux merdeux, sont les vigiles blacks du O’Sullivan… J’insiste sur black, puisqu’eux-mêmes ne focalisent que sur leur couleur de peau, et exhibent cette différence “on s’en branle” comme une médaille d’honneur… Evidemment les mecs, Vérol est tricard dans l’endroit… le seul avec deux autres pubs encore plus cradingues et fumeux que celui-là. Les vigiles blacks de ce pub, c’est Djobi et Djoba, les deux faces d’une même pièce d’un centime. Toute la soirée accrochés à l’entrée du lieu minable, ils justifient leur paie en interdisant Vérol… Un bon tricard au O’Sullivan de Cergy, c’est un artiste sans limite, une Vérol salope qui donne sa croupe à tout le monde, sauf aux puissants, aux serviteurs la nation-propriété privée, et ses vigiles bien sûr… Ces deux-là se font un point d’honneur à me bannir, comme pour se venger de leur propre clownerie salariée… LEs amas de merdes posées derrière le cul d’un chien… Car c’est dans ce même pub que l’on passe des tracks d’artistes qui chient sur le monde, et surtout sur ces mécréants de la boutique alcoolique… On entre partout quand on est une vérole, sauf au O’Sullivan de Cergy, où la clientèle gentillette, docile tortille du cul sur quelques daubes sonores tout en jouant les rebelles dans un pot de confiture à mémé… J’en ris, et j’en joue, j’y vais, j’y retourne, parce que ce jeu m’amuse… Le jeu du bannis qui sort sa bite et pisse sur les gardiens du temple… un des seuls lieux avé vente d’alcool de toute cette vile ville pourrie… “Et si je vous suce la bite? Je rentre?.” L’un des deux, Djoba, l’intello, me balance: “T’es un schizophrène à tendance paranoïde”… Je ris aux éclats, je me casse, j’ouvre une canette fraîche installée dans mon frigo, et je commence à songer à un prochain livre: “T’as beau laver tes dents, t’es jamais qu’un vigile black”… Hein?

 

 

Cergy, c’est la Libye?

Vous pouvez me croire ou me virer… La mairie socialiste de Cergy tenue par Dominique Lefevre, maire poivre et sel dont je tairai ici les obédiences de droite… J’étais au téléphone avec Richard Pinhas, tranquille au soleil, devant la préfecture hideuse en forme de V… Et vlà ti pa une bande de policiers municipaux qui viennent me gonfler: “Vous avez pas le droit de boire de l’alcool ici, d’autant qu’il y a des caméras braquées sur vous”. Moi: “Ah, et alors?”. Lui: “Vous avez vos papiers?”. Moi: “Euh non j’habite à côté”. Lui: “Vous n’avez pas le droit de boire sur la voie publique”. Moi: “Ah? et quelle loi me l’interdit?”. Lui: “C’est interdit”. Moi: “Je vis dans un appart’, et mon jardin c’est la rue… Vous avez un jardin vous… Et vous faites des apéros, devant les gosses des gens que vous invités non?”. Lui: “Je comprends bien monsieur, mais vous ne devez pas rester là”… Ok je dis je bouge, dans un coin. Isolé, sans passage, personne… Et j’appelle un proche… Et là ces flics payés par moi reviennent: “On vous avait prévenu”. Moi: “De quoi?”. Lui: “Vous n’avez pas le droit de boire dans la rue”. Je demande: “Quelle loi m’interdit?”. Lui: “On vous a prévenu”. Mon téléphone était toujours allumé. ça l’angoissait: “Votre téléphone est allumé non?”. Moi: “Ah ben oui”. Lui: “Je vide votre bière Monsieur et vous circulez”… Ah je ne suis pas libre de boire une bière dans l’espace public? L’état d’ivresse est interdit par la loi, mais pas le fait de boire dans la rue, des alcools taxés à mort par l’état… Il me rend ma bière non consommée et vide l’autre… C’est drôle… 50 mètres plus loin, sur la place de la Fontaine une dizaine de personnes picole… de la bière…

Dominique Lefevre, Maire de Cergy, socialiste à deux balles, a fait installer des caméras partout et une police fascisante et minable… Hors la loi… Pendant ce temps, j’étais juste au téléphone avec Richard Pinhas, je prenais le soleil, et je buvais une bière… Mais à Cergy, la micro Libye d’ici, tout ça est interdit… Parti Socialiste de merde, vous n’avez rien à envier aux fonds de chiotte de l’UMP.

 

Andy Vérol

Tu l’écoutes deux fois pour t’échauffer, et ensuite ça rentre comme dans du beurre au bois bandé…

 

Cramponne-toi à ma croupe vieillissante


Promets-moi de me démonter dans ta 4L… Tes yeux bleus de voyouz’, le rythme franc de tes reins contre moi. Promets-moi, Dave, de me passer des cassettes dans la bagnole, du son, des bruits d’essuie-glaces, et promets-moi la belle cruche avec nous, celle qui boit encore en sortant de night la club… Comme des coups de branches dans la face, à fond en mobylette, en pleine nuit. Des bruits de feuilles dead sous nos pieds… La livraison d’une pleine lune, minuit passée, free party molle dans le sous-bois face à Fontainebleau. La ligne bleue de tes yeux de voyouz’, la ligne souple de sa silhouette… Livre-moi aux gardes chasse, châtre-moi à la bonne franquette, liquide-moi de bonheur corporel dans la 4L… Avant que nous ne reprenions la route… Souvenir de la gomme accrochée au cul du crayon… Effacer vite la bite dessinée sur la table, avant que Monsieur Laurent ne s’en aperçoive. Dave, j’ai des sursauts d’enfance quand tu m’enfiles dans la 4L, Dave, tes yeux bleus de voyouz’, le cataclysme de tes coups de butoir… Tiens-moi la main et cramponne-toi à ma croupe vieillissante. Caresse la cruche, crame-moi dans la 4L… Dave Huismans

 

Andy Vérol

 

Leçon du Daron di hardore missiou

 

J’commence doucement, l’oeil torve, vulve sèche du printemps, attend, tiens, l’zguegue à l’heure d’midi… une tite tétue troue ma risque d’quadra avec son cul de 17 ans. “Oh c’est toi Vérol?”. ça sent le cul, je clope avec des vieux de Gycer, l’Vigile m’a démonté avé son “j’ai adoré ton roman”. L’alcool coule à flot, j’ai 17 ans et demi, et Amanda là, p’tite mine salope de lycéenne… J’ai la main sur le haut d’sa fesse, j’fais d’la politique, j’contrôle… J’me rebrosse les dents depuis que j’ressors. J’pisse de nouveau à côté d’la cuvette en gueulant “allez tous vous faire encore les vieux”, l’oeil sorbut buté contre l’mur graffé de “bite”, “ta mère la pute”, “0653125447 si tu veu pecho jte susse”… Le ronron destroy dans l’quotidien d’un pub bondé avé l’odeur de bière, de jeunes salopes en chiennasse… LA VIE LA VULVE LA VIE LA VULVE LE VIE LA VULVE, j’pète les euros d’quadra pour la HUEEEE de la HANNNN la chaudasse “tu pourrais être mon père!”… et moi han: “Ton père s’appelle Andy? Nan, alors à g’noux!”

 

Andy Vérol

 

 

on se régale des images de révolution… Combien de Frères Musulmans au pouvoir après la victoire? Démocratie entubée par une queue aussi massive qu’une pyramide… inondations au Brésil, plus de 20 millions de personnes sans toi, oui! Sans toi! Ah j’aime l’actu en ce moment: des révolutions, des désastres climatiques, des séismes! Que demande le peuple! La réalité devient une super-production hollywoodienne! ça pique le nez ces lacrymos avec mes lunettes 3D, gauffré dans mon canapé! Des mois qu’on s’emmerdait avec la crise, les mini rébellions de l’Acropole et les gémissements de Belfast. Ces rafales d’images m’excitent, oui, parce qu’il fait soleil, que ça rappelle les vacances en Tunisie, les promenades vomitives à dos de chameaux… C’est beau comme ces peintures de 1870 qui imageaient la Commune, héroïque et crasse, écrasée dans son jus, son sang, abattue à coups de fusils par la flicaille obéissante aux ordres de la bourgeoisie, des aristos et des pétochards réunis… La révolution est comme un fantasme, sitôt réalisée, elle devient insipide, amère et décevante…

Andy Vérol

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